29/11/2012

Quoi de neuf du côté d'Athènes ?

Les choses se précisent en Grèce : le pays a mandaté hier 2 banques d'investissement en vue du rachat optionnel d'une partie de sa dette publique, l'un des points-clés des derniers accords entre l'UE et le FMI, sans que le montant ni la décote du rachat ne soient précisés (les sources parlant d'un rachat de 28% à 30% de sa valeur).

Une annonce officielle d'invitation de rachat "volontaire" devrait être lancée vraisemblablement lundi avec plus de détails, pour une opération censée être bouclée le 13 décembre. Ce rachat serait financé par des prêts additionnels de €13Ms obtenus des créanciers.

Notons que ce rachat devrait priver les banques grecques de la plus-value qu'elles pouvaient atteindre sur les titres visés par ce rachat, diminuant ainsi leurs chances d'attirer des capitaux privés pour échapper au contrôle public imposé lors de leur recapitalisation, d'où leur baisse prononcée ces dernières heures...

Les observateurs commencent à chiffrer le coût des aides pour les autres pays européens : manque à gagner certain pour les finances françaises, jusqu'aux risques de pertes pour l'Espagne et l'Italie qui empruntent à coûts élevés et prêtent à taux bas à la Grèce, en espérant pour ces derniers que cela soit compensé par les bénéfices d'une résolution progressive de la crise... (chercher l'erreur !)

Par ailleurs, les banques centrales de la zone pourraient repousser l'échéance d'obligations grecques qu'elles détiennent (par substitution de nouveaux titres au fur et à mesure de leur arrivée à échéance) pour réduire de €5.6Mds le montant nécessaire pour maintenir le pays à flot d'ici 2016 (de €7.6Mds jugés nécessaires, à seulement €2Mds)
Moody's signale en outre que les derniers accords ne seront pas suffisants en termes de soutenabilité de la dette...

Un petit pas est fait, mais la saga n'est certainement pas terminée.

18:06 Écrit par FINARGis dans Finances - Marchés | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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