05/10/2012

Qu'en est-il du marché de l'or ? Troisième partie : Perspectives

 

Perspectives

 

La principale problématique concernant l’or demeure la faiblesse de la roupie qui freine le consommateur indien. Cependant, le 4ème trimestre reste typiquement fort, saison riche en festivals avec notamment Diwali (du 13 au 18 novembre 2012), festival au cours duquel offrir des cadeaux permet de prouver son amour et son affection. Quel meilleur moyen pour prouver ses sentiments que d’offrir de l’or !?

Il y a également davantage de mariages célébrés après la mousson… Cependant, il semblerait que la mousson soit cette année relativement faible, ce qui présente un risque pour les revenus à venir des agriculteurs et le cours de la devise indienne.

Cela pourrait peser sur les quantités d’or offertes lors des mariages.

 

La demande pourrait toutefois surprendre à la hausse en raison de la poursuite des achats des Banques centrales (tout semble indiquer que les banquiers centraux perçoivent de plus en plus l’or comme une alternative à la dette souveraine sans risque) et d’un rebond de la demande d’investissement.

En effet, les dernières données macroéconomiques en provenance de Chine, d’Europe et même des Etats-Unis ne laissent rien présager de bon.

Les banques centrales ont de plus en plus recours à des mesures de « quantitative easing » pour parer au peu d’appétit pour la dette que ces pays émettent et stimuler les affaires dans un climat de détérioration économique.

Il y a plus de « quantitative easing » à venir aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis car l’économie mondiale ne montre aucun signe de stabilisation. Cela est traditionnellement porteur pour les matièrespremières en général et plus particulièrement l’or.

 

En effet, cette pratique génère de l’inflation et implique un questionnement quant à la vraie valeur des devises traditionnelles.

Finalement, si le cours de l’or tend à diminuer lors d’années électorales aux Etats-Unis (l’année 2012 n’est en rien différente), l’année suivante se révèle souvent positive pour l’évolution du cours de l’or.

 

2013 pourrait en effet être marquée par une prise de conscience du marché de l’importance de la dette publique américaine qui culmine à 16 trillions d’USD, et de l’impasse fiscale à gérer entre Républicains et Démocrates.

Il y a de bonnes raisons de penser que les investisseurs vont vouloir opter pour davantage de sécurité (et donc détenir de l’or) d’ici à ce que les problèmes de dette souveraine et de planche à billets ne s’amplifient.

 

Les sociétés aurifères ont largement déçu les investisseurs en raison d’une hausse des coûts qui a pénalisé les marges et de décisions d’acquisitions pour le moins douteuses (cf. l’acquisition d’Equinox, un producteur de cuivre, par Barrick Gold, le plus grand producteur d’or au monde).

 

Nous ne pouvons qu’être satisfaits du licenciement des PDG de Barrick et Kinross par leurs conseils d’administration respectifs. En effet, les sociétés aurifères semblent dorénavant prendre en considération la frustration des investisseurs. Certains projets de qualité moyenne sont repoussés et nous sommes en droit d’espérer que la rentabilité (et sans doute le rendement en dividende) soit privilégiée à l’avenir.

14:59 Écrit par FINARGis dans Matières premières | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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